Chronique littéraire #169: Le crépuscule des orques,ou la véritable histoire de Tilikum de Christine Ringuet

 

Informations

190 pages

Autoédition

Témoignage, Récit basé sur des faits réels

Autre roman de l’autrice: Chronique littéraire #117: La Constellation des elfes de Christine Ringuet

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Avis

Après avoir eu la chance de découvrir la plume de l’autrice à travers son premier roman fantastique qui nous fait voyager dans plusieurs contrées, j’ai eu l’opportunité de découvrir ce deuxième roman un peu particulier puisqu’il s’agit d’une histoire basée sur des faits réels. Ou plus exactement de l’histoire tragique de Tilikum, orque arraché des siens par la bétise humaine dans l’objectif de tirer profit de lui, que l’autrice romance pour nous faire prendre conscience d’une réalité bien loin de celle donnée dans les spectacles d’animaux et cela peu importe leur espèce. .

Ce roman s’érige en véritable pamphlet en faveur de la cause animale. Christine Ringuet nous rappelle ainsi qu’être auteur c’est aussi être le messager des âmes qui souffrent en silence. Devenir le porte-parole d’espèces en danger et dénoncer les actes de maltraitance. Dénoncer intrinsèquement nos mode de vies, ce qui nous pousse à aller toujours plus loin dans la consommation et la destruction de la nature.

Le récit suit une structure narrative progressive: de la capture de celui qui sera nommé Tilikum à sa mort. Dés les premières pages, nous sommes placés du point de vue de l’orque, de manière à ce que l’on s’identifie à lui, à ses sentiments, à sa conscience au-delà de sa condition qui diffère de la nôtre. S’il a bien un point commun avec nous, c’est sa faculté d’éprouver des émotions et malheureusement l’autrice nous rappelle combien ce fait est volontairement nié par les hommes.

La plume est vive, impliquée, virulente souvent, passionnée toujours. Le travail de documentation fait en amont par l’autrice prouve son implication et rend d’autant plus poignant le récit qu’elle nous livre. On découvre les secrets des grands parcs aquatiques, la désillusion de voir que les soigneurs, pour la plupart, ne s’occupe pas du bien-être de leurs « protégés » davantage préoccupés par leur propre personne. Découvrir le ressenti de Tilikum qui subit à la fois le rejet des siens qu’il retrouve au hasard des parcs qu’il rejoint et le traitement infligé par les hommes ne lui offre que peu d’issue autre que la folie et la mélancolie.

L’autrice nous pose cette question: Que feriez-vous si vous vous faisiez enlever de votre environnement, séparer de vos proches, si tout ce que vous connaissez, aimez vous étaient retirés, si l’on faisait de vous une bête de foire, exposer, utiliser, si vous étiez nourris d’antibio, de médicaments anesthésiants, de nourritures non adaptées, si enfin votre seul espace de vie se réduisait à un 9 m2 sans espoir d’en sortir et de retrouver votre liberté un jour?

Alors oui, il y a parfois des répétitions dans le texte mais l’important n’est pas dans la forme mais dans le fond qui devrait être diffusé et connu de tous afin d’éveiller les consciences. N’est ce pas là notre rôle d’auteur/autrice et de chroniqueur/chroniqueuse de mettre en lumière des sujets importants et de participer à cette prise de conscience?

 

Note

etoiles5sur5

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